Comment s’appelait le bon samaritain ?

Comment s’appelait le bon samaritain ?

 

Le pasteur Oberlin est né en 1740 à Strasbourg et est décédé en 1826 à Waldersbach. Il a fait des études brillantes en théologie et était docteur en philosophie. Il avait les possibilités d’avoir une grande carrière mais il a décidé d’accepter un poste de pasteur dans le village pauvre et presque abandonné de Waldersbach, où habitaient seulement 80 familles.

Il a sorti son village de la pauvreté avec des idées géniales. Il a amélioré l’agriculture avec de nouvelles techniques et semences, il a développé l’industrie du tissage, il a motivé les villageois à construire des routes et n’a pas hésité à participer à tout ce travail pour donner l’exemple. Il a créé un système de prêt sans intérêt pour aider les agriculteurs, il a amélioré les conditions d’hygiène et d’habitat dans son village. Il a eu l’idée d’envoyer des jeunes à Strasbourg pour apprendre des métiers utiles au village ; maçon, charpentier, menuisier, vitrier, médecin, sage-femme…  Et enfin, suivant l’idée de sa servante Louise Scheppler, il a créé la première école maternelle, idée extrêmement nouvelle pour l’époque.

Oberlin avait une curiosité sans limites et voulait partager ses connaissances avec les personnes les plus simples. Dans son petit village, il a mis en place une école, une bibliothèque, une pharmacie et une collection de choses pour éduquer les villageois. Il avait pour passion la nature (son herbier est le plus ancien d’Alsace) et grâce à son école, il voulait stimuler l’esprit d’observation des enfants. Dans son superbe musée, vous pourrez découvrir des jeux éducatifs et variés qui aspirent à l’amour de Dieu et à la découverte de sa création.

Pour moi, Oberlin est un visionnaire, un pionnier de l’éducation et un ardent défenseur de la foi et du progrès social.

Et voilà, que par une nuit froide d’hiver, le pasteur Jean-Frédéric Oberlin avait été recueilli tout transi dans la voiture d’un charretier compatissant. Avant de le quitter, le pasteur plein de reconnaissance voulut lui demander son nom, avec l’intention de lui faire parvenir un petit cadeau.

— Connaissez-vous le nom du Bon Samaritain ? lui répondit le paysan.

— Non, non…

— Si Dieu n’a pas voulu vous l’apprendre, il n’est pas non plus nécessaire de connaître le mien.

Rappelons-nous ce que déclare l’Evangile de Matthieu chapitre 6 et verset 3.

” Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite.

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Jean-Louis Gaillard
www.365histoires.com
www.jlgaillard.fr

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